L’idée d’un remplacement de l’Iran par l’Italie à la Coupe du monde 2026, avancée par un proche de Donald Trump, fait jaser partout dans le monde du soccer. Bien que rejetée par tous les acteurs impliqués, cette proposition soulève des questions sur les qualifications, la politique et les impacts sur les paris sportifs, particulièrement pour les amateurs canadiens.
Les origines de la suggestion inattendue
Paolo Zampolli, un homme d’affaires italo-américain lié à Donald Trump depuis des décennies, occupe depuis 2025 le poste d’envoyé spécial des États-Unis pour les partenariats internationaux. C’est lui qui a contacté directement le président américain et Gianni Infantino, président de la FIFA, pour proposer que la Nazionale italienne prenne la place de l’équipe iranienne dans le tournoi nord-américain de 2026. Selon les révélations du Financial Times, Zampolli mettait en avant le glorieux passé de l’Italie, avec ses quatre titres mondiaux remportés en 1934, 1938, 1982 et 2006, arguant que cela méritait une place automatique.
Cette initiative n’est pas nouvelle pour Zampolli, qui avait déjà tenté une approche similaire avant la Coupe du monde 2022 au Qatar, sans succès. Cette fois, le contexte géopolitique joue un rôle clé : les tensions récentes entre Trump et la Première ministre italienne Giorgia Meloni, exacerbées par des déclarations du président américain sur le pape Léon XIV et la situation en Iran, pourraient motiver ce geste diplomatique. Relancer le dossier italien auprès de la FIFA viserait à apaiser Rome et à renforcer les liens bilatéraux avant le grand événement.
La réponse ferme des autorités italiennes
Du côté de l’Italie, la réaction n’a pas tardé et s’est voulue catégorique. Le ministre des Sports, Andrea Abodi, a déclaré sans ambiguïté que les qualifications se gagnent sur le terrain, et non par des faveurs politiques. Luciano Buonfiglio, à la tête du Comité national olympique italien, a exprimé qu’une telle invitation serait une insulte personnelle pour lui et pour la fierté sportive du pays. Même Giancarlo Giorgetti, ministre de l’Économie, a qualifié l’idée de honteuse, soulignant que l’Italie refuse toute forme de passe-droit.
L’entraîneur national Gianni De Biasi a rappelé les règles strictes de la FIFA : en cas de forfait d’une équipe qualifiée comme l’Iran, la place reviendrait logiquement à la meilleure équipe non qualifiée du même groupe de qualification, et non à une nation éliminée en barrages européens comme l’Italie. Cette position unanime reflète un attachement profond aux principes sportifs et une volonté de ne pas alimenter les spéculations inutiles.
La FIFA maintient l’Iran dans la course
À Zurich, le siège de la FIFA, la position est tout aussi claire et définitive. Gianni Infantino, lors du forum Invest in America organisé par CNBC la semaine dernière, a réaffirmé que l’équipe iranienne participera bel et bien au tournoi. Le sport doit rester apolitique, et toute sélection qualifiée mérite de jouer sans interférence extérieure. Infantino a même visité un camp d’entraînement iranien en Turquie le mois dernier, confirmant que les trois matchs de groupe de l’Iran se dérouleront aux États-Unis, malgré les demandes de Téhéran pour une délocalisation au Mexique en raison du conflit en cours.
La FIFA n’a pas daigné commenter directement la proposition de Zampolli, se contentant de renvoyer à ces déclarations publiques. Cela ferme définitivement la porte à toute révision des listes de participantes. L’Iran est donc confirmée, tandis que l’Italie vivra une troisième absence consécutive à une Coupe du monde, un fait inédit pour la Squadra Azzurra dans son histoire moderne.
Le parcours chaotique de l’Italie en qualifications
Pour saisir l’ironie de cette proposition, il faut replonger dans les déboires récents de l’équipe italienne. Malgré son palmarès impressionnant, la Nazionale a terminé deuxième de son groupe UEFA derrière la Norvège menée par Erling Haaland. Aux barrages, elle a chuté en finale de la voie A face à la Bosnie-Herzégovine, le 31 mars, aux tirs au but (4-1 après 1-1).
- 2018 : éliminée par la Suède en barrages.
- 2022 : sortie par la Macédoine du Nord.
- 2026 : défaite face à la Bosnie.
Cette série noire n’est pas un hasard. La fin de la génération dorée, un manque de renouvellement efficace et une relégation en division inférieure de la Ligue des Nations UEFA expliquent cette crise. Pire encore, c’est la Bosnie, victorieuse de l’Italie, qui intègre maintenant le groupe B avec le Canada, la Suisse et le Qatar, rendant la poule particulièrement relevée pour les Canadiens.
Impacts détaillés sur les paris sportifs
Pour les parieurs, surtout au Canada, cette affaire génère du bruit mais peu de changements concrets. Les cotes restent stables, car la probabilité d’un remplacement est quasi nulle. Voici une analyse approfondie des marchés affectés :
- Iran dans le groupe F : Outsider face aux Pays-Bas, au Japon et à la Tunisie, avec des cotes de qualification en huitièmes autour de +400 à +450. Aucune variation post-annonce, confirmant la confiance des bookmakers en la participation iranienne.
- Marchés spéculatifs sur l’Italie : Certains sites offshore proposent des paris novelty comme « L’Italie jouera-t-elle la CM 2026 ? » à +2000 ou +5000 pour le oui. Pure loterie sans valeur réelle, absents des bookmakers régulés canadiens.
- Groupe B et la Bosnie : La Bosnie, dirigée par Sergej Barbarez avec Edin Džeko en attaque et Benjamin Tahirović au milieu, a battu l’Italie sous pression. Ses cotes pour sortir du groupe (+150 environ) sous-estiment son potentiel. Le match Canada-Bosnie le 12 juin à Toronto s’annonce piégeux.
- À éviter absolument : Les paris « Italie remplace Iran » sur sites douteux, avec cotes gonflées (+5000 à +10000) mais conditions floues et valeur attendue nulle.
En résumé, concentrez-vous sur les réalités : l’Iran joue, la Bosnie est sous-cotée, et les rumeurs ne valent pas un pari sérieux. Pour les fans canadiens, le vrai enjeu reste de bien évaluer la menace bosnienne dans le groupe.
Bilan en quelques points essentiels
Cette proposition, bien réelle et confirmée par des sources fiables comme le Financial Times, Washington Post, Euronews et Reuters, a été unanimement écartée. Rome refuse les cadeaux empoisonnés, la FIFA protège ses règles, et les parieurs avisés ignorent les distractions pour se focaliser sur des opportunités comme la Bosnie dans le groupe du Canada. L’Italie regardera le tournoi depuis chez elle, tandis que le match du 12 juin à Toronto deviendra un rendez-vous crucial pour les supporters canadiens.
