Le dossier Neymar retient toute l’attention au Brésil à l’approche de la Coupe du monde 2026. Le 18 mai 2026, à Rio de Janeiro, Carlo Ancelotti doit dévoiler sa liste finale de 26 joueurs, et la présence — ou non — du numéro 10 changera forcément l’équilibre de la Seleção.
Avant cette annonce, Neymar faisait déjà partie du groupe préliminaire de 55 noms transmis à la FIFA le 12 mai. Dans les heures précédant la décision, plusieurs médias brésiliens, dont Globo Esporte, et des observateurs bien branchés du marché des transferts laissaient entendre qu’Ancelotti allait probablement le garder. Après la défaite de Santos contre Coritiba, Neymar a lui-même voulu calmer les doutes en affirmant qu’il se sentait « très bien » sur le plan physique et qu’il donnait tout depuis des années.
Pourquoi son nom domine le débat
Dans cette histoire, la question n’est pas seulement technique. Elle est aussi symbolique. Neymar demeure le joueur le plus associé au Brésil moderne, mais il arrive à un moment où chaque décision médicale, chaque séquence de match et chaque commentaire public pèse lourd. Son retour ou son absence devient donc un test de confiance pour le sélectionneur.
Ce qui a changé dans les derniers jours
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Des blessures chez Rodrygo et Estevão Willian ont ouvert des places offensives.
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Des vétérans du vestiaire, comme Casemiro, ont appuyé sa candidature.
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Son rendement à Santos a rappelé qu’il pouvait encore produire quand son corps le laisse tranquille.
Un parcours de récupération qui a tout compliqué
Le dernier match de Neymar avec le Brésil remonte au 17 octobre 2023, lorsqu’il a subi une rupture des ligaments croisés et du ménisque du genou gauche contre l’Uruguay, à Montevideo. À partir de là, tout s’est enchaîné avec lenteur : saison internationale 2024 perdue, séjour difficile à Al Hilal, puis retour à Santos pour retrouver ses repères.
En 2026, les ennuis musculaires ont encore freiné sa progression. En avril, il a même eu recours à un traitement par plasma riche en plaquettes pour aider la guérison du genou. L’idée, selon son entourage, était simple : le remettre en état pour qu’il puisse au moins arriver prêt au grand rendez-vous.
Sa forme actuelle à Santos
Sur le terrain, les chiffres donnent un portrait encourageant. Selon des compilations relayées par World Soccer Talk et Goal, Neymar affiche en 2026 six buts et trois aides en treize matchs. D’autres bilans parlent plutôt de neuf participations directes en treize sorties. Peu importe la source exacte, un constat demeure : lorsqu’il joue, il influence encore le jeu.
Le vrai enjeu pour Ancelotti est ailleurs. Peut-il tenir trois matchs de groupe en peu de temps, puis continuer si le Brésil avance dans le tableau ? Pour un joueur de 34 ans qui revient de gros ennuis physiques, c’est là que la décision devient délicate.
La logique derrière le changement d’orientation
Au début de 2026, Ancelotti avait été très clair : si Neymar n’était pas à 100 %, il ne serait pas retenu. Cette position semblait ferme après les amicaux de mars contre la France et la Croatie. Pourtant, le contexte a évolué rapidement. Les blessures, le besoin de créativité et la pression populaire ont rapproché le scénario d’une convocation.
Autrement dit, la question n’est plus de savoir si Neymar peut encore faire des différences. C’est plutôt de savoir si le Brésil veut prendre le risque de se passer de son joueur le plus connu au moment où la marge d’erreur devient minime.
Ce que cela implique pour l’attaque brésilienne
Si Neymar obtient sa place, d’autres attaquants devront probablement patienter. João Pedro, malgré sa production impressionnante en Premier League, apparaît comme l’un des candidats les plus exposés. Igor Thiago, Endrick et Rayan sont aussi dans le groupe des joueurs qui se battent pour les derniers billets.
Le Brésil dispose déjà de plusieurs profils offensifs majeurs :
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Vinicius Junior
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Raphinha
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Matheus Cunha
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Gabriel Martinelli
Dans ce contexte, Neymar servirait surtout comme créateur, faux neuf ou solution de banc capable de changer le rythme d’un match en quelques minutes.
Le calendrier du Brésil au groupe C
Le Brésil connaît déjà ses premiers rendez-vous dans le groupe C :
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13 juin : Brésil contre Maroc, au MetLife Stadium, à East Rutherford
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19 ou 20 juin : Brésil contre Haïti, au Lincoln Financial Field, à Philadelphie
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25 ou 26 juin : Écosse contre Brésil, au Hard Rock Stadium, à Miami Gardens
Une première place donnerait accès à un 16e de finale contre une équipe classée parmi les troisièmes d’un autre groupe. Le parcours pourrait donc s’ouvrir rapidement si la Seleção réussit son entrée.
Un héritage déjà énorme
À 34 ans, Neymar viserait son quatrième Mondial. Son parcours en sélection reste impressionnant : 79 buts en 128 apparitions, ce qui fait de lui le meilleur buteur de l’histoire du Brésil. Il avait dépassé le record de Pelé en septembre 2023, juste avant sa blessure majeure.
Il a aussi pris part aux éditions 2014, 2018 et 2022, avec des quarts de finale comme meilleure récolte. La FIFA autorise encore des remplacements pour blessure jusqu’à la veille du premier match, mais la liste du 18 mai donnera enfin la réponse que tout le monde attend.
Pour suivre la suite du tournoi et le chemin du Brésil, les prochains jours seront décisifs. Le cas Neymar reste le grand dossier de cette préparation, et son nom pourrait bien définir l’ambition réelle de la Seleção en 2026.
