Belgique 4-1 USA : le cauchemar américain à Seattle

Seattle, le 6 juillet 2026 — L’été de soccer des États-Unis a pris fin de façon abrupte et douloureuse lundi soir. La Belgique a démoli les hôtes 4 à 1 au Lumen Field, se qualifiant ainsi pour les quarts de finale contre l’Espagne.

Début de match dominé par les Diables Rouges

La Belgique a pris le contrôle dès le coup de sifflet. Seul un arrêt spectaculaire du gardien américain Matt Freese a empêché l’ouverture du score dès la première minute, mais ce répit fut de courte durée. Charles De Ketelaere a ouvert la marque à la neuvième minute, glissant une passe astucieuse de Nicolas Raskin devant la ligne de but.

Les États-Unis ont tenté une bouée de sauvetage. Balogun a obtenu une faute et Malik Tillman a balayé le coup franc, ramenant les États-Unis à égalité. Mais l’égalité n’a duré que 56 secondes : De Ketelaere a placé de la tête un centre de Leandro Trossard, signant son doublé et une avance de 2-1 à la mi-temps.

Points clés de la deuxième mi-temps

  • Erreur fatale : Une bévue du gardien Matt Freese, qui a trop tardé avec le ballon à l’extérieur de sa surface, a permis à De Ketelaere de subtiliser la balle et de servir Hans Vanaken pour un troisième but facile.
  • Le but final : Romelu Lukaku a porté la marque à 4-1 en fin de temps additionnel, suite à un pressing déterminé de Vanaken.
  • Récit historique : Ce but a renforcé le statut de Lukaku comme meilleur buteur de l’histoire des Diables rouges.
  • Statistiques de performance : La Belgique a surclassé ses adversaires avec 2,15 buts attendus contre seulement 0,67 pour les États-Unis.

Le crève-cœur de la répétition historique

Pour les hôtes, c’était un crève-cœur familier. Éliminés par la Belgique, l’équipe même qui les avait sortis en 2014, la saga se répète. La Belgique accède aux quarts de finale pour un troisième tournoi consécutif.

Une grande partie du monde s’est réjouie de l’humiliation des États-Unis à la suite de la controverse entourant la décision de la FIFA de suspendre la sanction d’un match imposée à Folarin Balogun après un carton rouge reçu lors des seizièmes de finale. Le président Donald Trump a affirmé avoir demandé au président de la FIFA, Gianni Infantino, de revoir le carton rouge de Balogun, ce qui a soulevé des accusations d’ingérence du président américain dans le tournoi. Balogun a été aligné au coup d’envoi — et la Belgique a répondu sur le terrain.

Consolation et départs précoces pour les États-Unis

Il y avait une mince consolation pour la troupe de Mauricio Pochettino : les États-Unis avaient enfin remporté un match à élimination directe en Coupe du monde pour la première fois depuis 2002 au tour précédent. Mais être éliminé au même stade qu’il y a quatre ans laisse forcément un goût amer. Plusieurs joueurs américains étaient en larmes après le coup de sifflet final.

La soirée de Christian Pulisic s’est aussi terminée tôt : il a dû quitter le jeu en deuxième demie en raison d’une blessure à la cheville. De Ketelaere arrive dans la forme du tournoi, et en Lukaku, ils disposent d’un finisseur qui ne cesse de réécrire le record de buts national.

La suite : un rendez-vous redoutable contre l’Espagne

La récompense pour cette victoire éclatante de la Belgique n’a rien de tendre. Les Diables rouges se rendront au Los Angeles Stadium dans quatre jours pour affronter l’Espagne. Là où les États-Unis offraient des erreurs à punir, l’Espagne propose le contrôle — ce jeu de possession implacable qui ne concède pas de chances faciles.

Les questions défensives que la Belgique a masquées face à des États-Unis brouillons subiront un examen bien plus sévère. Le milieu de terrain espagnol dominera le ballon, et la Belgique pourrait passer de longues séquences à le courir après, forcée de défendre bas et de frapper en contre-attaque. La discipline en défense et l’efficacité clinique en transition détermineront vraisemblablement si ce parcours se poursuit.

Pour une génération belge qui porte l’étiquette « dorée » depuis des années sans trophée majeur, un quart de finale contre l’Espagne est exactement le genre d’épreuve qui distingue un bon tournoi d’un tournoi mémorable. La gagner, et les discussions sur un véritable parcours en profondeur deviendront sérieuses.

Si ces deux-là demeurent affûtés, la Belgique peut faire mal à n’importe qui. Rudi Garcia a fait des choix audacieux, laissant Kevin De Bruyne et Jérémy Doku sur le banc contre les États-Unis, un pari qui s’est avéré payant.

By Amélie Renaud

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