Un été chargé de bruit, mais peu d’action
Les discussions autour de l’avenir de Morgan Rielly ont occupé une bonne partie de l’été à Toronto, surtout après des indications voulant qu’il ait transmis à l’état-major une courte liste d’équipes de l’Ouest où il accepterait, en théorie, d’être échangé. Malgré tout ce remue-ménage, rien n’a abouti, et tout porte à croire que le défenseur amorcera la saison avec les Maple Leafs.
Le principal intéressé a d’ailleurs envoyé un message assez limpide lorsqu’il a parlé à David Morassutti de Sportsnet. Rielly a dit s’attendre à être à Toronto pour le match d’ouverture, ce qui calme au moins une partie des spéculations entourant son nom.
« C’est ce à quoi je m’attends. Pour moi, il s’agit simplement de rester concentré et présent. J’ai apprécié chaque instant. »
Le ton n’avait rien de dramatique : plutôt celui d’un vétéran qui veut tourner la page des rumeurs et revenir au hockey.
Un jalon majeur approche à grands pas
Au-delà des spéculations, un repère historique se dessine pour Rielly. Il n’est plus qu’à 49 matchs de la barre des 1000 parties en carrière, toutes disputées avec Toronto. Si ce cap est atteint, il deviendra le sixième joueur dans l’histoire de la concession à avoir joué 1000 rencontres uniquement sous les couleurs des Leafs.
- 49 matchs le séparent du millier.
- Toutes ses rencontres en carrière ont été jouées à Toronto.
- Il pourrait rejoindre un groupe extrêmement restreint dans l’histoire du club.
Ce type de jalon ne règle pas les questions d’effectif, mais il rappelle à quel point Rielly a été lié à la formation depuis le début de son parcours professionnel. Dans un marché où la pression est constante, cette continuité a un poids réel.
La conversation avec Chayka semble avoir compté
Rielly a aussi laissé entendre qu’un échange franc avec le nouveau directeur général John Chayka a contribué à le rassurer. Selon le défenseur, l’échange tenu après le Mondial a été direct, sans promesse grandiose, mais avec une vision claire de la suite.
Le message retenu par le joueur est simple : l’organisation a un cap, et ce cap lui parle. Chayka n’aurait pas vendu de miracle; il aurait plutôt exposé une méthode, ce qui peut souvent peser davantage aux yeux d’un vétéran.
Rielly a résumé cette impression en soulignant que Chayka est direct, et que c’est précisément ce qu’un joueur cherche lorsqu’il veut comprendre où va son équipe. Dans un contexte où les rumeurs circulent vite, ce genre d’échange peut faire une réelle différence dans la façon de lire l’avenir.
Trois dossiers salariaux à garder à l’œil ailleurs dans la ligue
Pendant que Toronto surveille Rielly, plusieurs formations de la LNH font aussi face à des décisions serrées sous le plafond salarial. Emily Sadler de Sportsnet a pointé trois cas particulièrement corsés.
- Anaheim : les Ducks doivent composer avec environ 13 millions de dollars liés à des contrats expirants pour Chris Kreider et Alex Killorn, mais ils ne disposent que d’environ 9 millions de dollars d’espace. Ajoutez à cela la nécessité de régler le cas Cutter Gauthier, puis la possibilité d’une prolongation pour Beckett Sennecke l’an prochain, et la marge devient très mince.
- Dallas : les Stars sont déjà collés au plafond et devront trouver de l’air. La fin prochaine du contrat de Tyler Seguin, évalué à 9,85 millions de dollars, aidera, mais Jason Robertson est sur une entente d’un an, ce qui laisse planer beaucoup d’incertitude sur la direction à prendre.
- Colorado : l’Avalanche devrait dégager près de 10 millions de dollars après l’expiration de plusieurs contrats, dont ceux de Brent Burns, Nicolas Roy, Artturi Lehkonen et Scott Wedgewood. Cela dit, cette souplesse pourrait disparaître rapidement si une nouvelle prolongation de Cale Makar s’impose comme priorité immédiate.
Au final, la situation de Rielly donne un peu de répit aux partisans torontois, mais la saison s’annonce quand même pleine de décisions délicates, à Toronto comme ailleurs dans la ligue.
Reportage et citations tirés de Sportsnet, par David Morassutti et Emily Sadler.
